Principe de précaution, principe de paralysie ?

Le 21 avril 2010

Alors qu'une émanation mystérieuse et poussiéreuse parvient à bloquer le monde, un principe majeur, inscrit dans la Constitution française, dit de précaution semble s'imposer et justifier toutes les décisions gouvernementales. Infirmé, étayé, discuté, critiqué, ce principe de précaution, jugé souvent par certains bien trop« précautionneux », dévoile en fait un vaste champ d'interrogations.

Un volcan aujourd'hui, une grippe que l'on croyait meurtrière hier… L'énoncé de la loi de 1995 est on ne peut plus clair et précise bien que « l'absence de certitudes (…) ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable. Certes, mais qu'en est-il de la paralysie, voire de la pagaille engendrées par ces blocages intempestifs et vécus le plus souvent comme des mesures arbitraires…. De quoi réfléchir en profondeur à l'heure où l'Europe veut affronter le XXIe siècle avec succès et, pour ce, doit apprendre à réapprivoiser la notion de risque et, du manager au politique, inciter à prendre des responsabilités individuelles.

Vivre, agir, contiennent des risques. Jusqu'à quand peut-on éviter de les prendre ?

© Christian Pousset et Partners