Le 01 juin 2010L'exposition qui se déroulera du 17 juin au 4 juillet rassemble trois peintres, Ramzi Ghotbaldin, Frédéric Badré et Pernelle Duvillet. À la rentrée, à partir du 7 octobre, une exposition personnelle sera consacrée au travail de Lise Terdjman. Elle expose en ce moment à la Maison du Danemark dans le cadre d'un dialogue avec l'artiste danois Poul Pedersen (Dialogues, Maison du Danemark, 142 avenue des Champs Elysées, du 19 mai au 11 juillet 2010).
Ramzi Ghotbaldin
Extrait du Dictionnaire « Bénézit » des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Gründ, 1999.
Né en 1955 à Khanaquine. Depuis 1990 actif, depuis 1997 naturalisé en France. Kurde.
Peintre de compositions animées, figures, nus, sujets divers, graveur, dessinateur. Expressionniste.
Il faut élève, et diplômé en 1975, de l'Institut des Beaux-Arts de Bagdad. Il s'est fixé en 1990 à Paris.
Il participe à des expositions collectives dont : 1979 Institut kurde à Bagdad et Rome ; 1981 Soulaimaniya, Kurdistan ; 1988 Téhéran, Iran ; 1989 Senna, Kurdistan d'Iran ; 1990 Institut kurde à Paris ; 1991 Sarcelles, Albi, Lille ; 1992 Montpellier, peinture kurde ; Graz, Autriche, Art contemporain kurde, Maison des Artistes ; 1996 Paris, galerie Callu Mérite. Il montre ses œuvres dans des expositions personnelles de 1976 à 1989 régulièrement dans plusieurs villes du Kurdistan ; 1990 Albi ; 1996, galerie Callu Mérite à Paris ; 1997 Bondues, galerie Gery Spriet.
Il peint à l'acrylique et à la cire, sur des supports variés, voire rudimentaires. Sa peinture, sans doute marquée par son enfance difficile et triste dans le contexte des épreuves du peuple kurde, s'exprime actuellement dans des harmonies sombres de bruns, gris et noir, éclaircies de quelques touches colorées. Tout en restant attaché à un sentiment poétique et à un sens ornemental propre à ses racines orientales, il a su assumer une vision panoramique de la peinture européenne du début du siècle, privilégiant l'exotisme de Gauguin ou de Chagall. Il met en scène un monde divers, à la fois quotidien et fantastique, tour à tour nostalgique ou confiant. La figuration nécessaire à son expression personnelle est parfois taxée d'anecdote, alors que toujours subordonnée au décoratif et au pictural, au décoratif par une composition en arabesques souvent proche de l'abstraction, au pictural par une matière sensuelle et des accords colorés sourds qui caractérisent son style.
MUSÉES : SOULAIMANIYA, Kurdistan.
"Son langage est enraciné dans une mémoire collective et individuelle de laquelle resurgissent les promenades solitaires dans les montagnes, les embuscades de nuit sur les chemins escarpés, les veillées au cours desquelles les anciens racontent des histoires qui n'ont plus d'âge et les poses interminables pour des séances de portraits exigées par le grand-père photographe mais aussi mage, guérisseur dans les villages éloignés et sans repères sur les cartes. (...) Le pastel est le médium par lequel Ramzi-Ghotbaldin nous transmet la magie de son univers. (...)."
Lydia Harambourg, "La Gazette de Drouot", 17 mars 2000.
Frédéric Badré
Né le 6 mai 1965 à Versailles.
A écrit quelques livres, dont L'Avenir de la littérature, publié en 2003 dans la collection L'Infini chez Gallimard.
Cofondateur en 1997 de la revue Ligne de risque. Depuis 2005, dessine et peint.
L'AUTRE ET L'INSTANT
Qu'est-ce qu'un visage aujourd'hui ? Quelle sensation nous procure l'instant au milieu du déluge incessant d'images et de phrases twittées sur nos écrans ?
Pour moi, la peinture répond à ces questions. Et sa réponse vient de loin. Le portrait intime, l'intensité du visage, l'instant surpris dans sa course folle, la scène immobile dans son mouvement vers la disparition, tout ceci travaille dans mes tableaux.
J'aimerais réussir la combinaison vivante du tremblement de la peinture et de la ligne rapide et sinueuse du dessin.
Dans la course folle des jours, mes tableaux, comme je l'espère, représentent l'instant rapatrié de l'oubli.
Frédéric Badré
Pernelle Duvillet
Née en 1977 (France). Vit et travaille à Paris.
Diplômée de l'école nationale supérieure des beaux-arts de Paris et titulaire d'une licence de lettres modernes.
2001 : Obtention de la bourse Colin-Lefranc pour un échange universitaire avec Hunter College, New York University (BFA/MFA – « Fine Arts »).
2004 : Guide conférencière à la fondation Cartier pour l'art contemporain.
2005-2006 : Chargée d'enseignement à la Maison populaire de Montreuil (dessin d'après modèle vivant).
2008 : Ouverture de la galerie 1911 en partenariat avec l'entreprise Christian Pousset and Partners.
« (…) Pernelle Duvillet cache une véritable intimité.» Article de Jean-Louis Pinte, Traits de femme, paru dans le Figaroscope en janvier 2001.
Le dessin et l'écriture sont le centre de mon travail. Un crayon et une feuille peuvent permettre à un artiste de travailler. Un dessin élaboré peut devenir pictural.
J'ai appris la peinture auprès d'Abraham Hadad, en gardant toujours, grâce à lui, un rapport nomade, et sensible, aux matériaux et aux couleurs. Le travail de la matière ne se fait pas toujours à l'aveugle, dans l'inconscient : une pensée se forme avec les contraintes matérielles et dans l'élaboration de la pièce. Je ne peins pas avec des idées.
Ayant eu recours à de nombreux boulots d'appoint, qui sont en fait des types de travail pénibles et déconsidérés, j'ai perdu beaucoup de temps de cette façon, mais c'est aussi une expérience qui m'a formée.
Ancien membre du collectif Des territoires, qui a réuni pendant de nombreuses années des artistes et des intellectuels (sans la connotation péjorative attachée à ce terme) autour de projets collectifs : ses animateurs principaux étant Jean-François Chevrier, historien de l'art ; Patrick Faigenbaum et Marc Pataut, photographes. J'ai participé à la revue des Territoires par des dessins, des textes et des photographies (entre 1999 et 2001). (Des territoires en revue, édition ensb-a, a fait l'objet en 2009 d'une acquisition par la DRAC - Direction Régionale d'Art Contemporain - de la région Pays de Loire, bibliothèque Malraux).
En 2004, admissible au concours de la Villa Médicis pour un projet romain composé de « graffiti ». Etymologiquement, les graffiti sont des écritures sauvages laissées sur les ruines de monuments antiques.
En peinture je décris des intérieurs, des pièces, lieux clos ou ouverts, fenêtres, couloirs, dessinés à contre jour. À présent je reconstitue, par morceaux, des réfectoires, des salles d'attente, des chambres, qui appartiennent à ces lieux cliniques, de soins, les hôpitaux.
Dans la peinture, la toile a pris de l'importance. Le plus souvent je la tends et la prépare, je ne l'achète pas déjà entoilée, toute prête. C'est une toile en lin épaisse, un drap grossier, de couleur est un peu rousse, identique aux toiles sur lesquelles peignaient les grands anciens. Ce matériau, chaleureux, porte cette histoire de la peinture.
Installée dans le quartier pittoresque des Abbesses, à Montmartre (galerie 1911, 12 rue Durantin, 75018 Paris), mon attention s'est portée aux traces et aux vestiges du vieux Paris. Persuadée entre autres choses qu'il y aurait eu un peintre inconnu au bateau-lavoir, injustement oublié…
Le 13 avril 2010 à partir de 18h30 aura lieu notre deuxième événement de l'année en partenariat avec la Galerie 1911.
Cette exposition est une fois encore sous le signe de la densité et de la richesse avec pas moins de cinq artistes représentés autour d'un thème onirique, “entre réalité et fiction”. Pour autant l'approche poétique du rêve ne correspond pas tout à fait aux travaux présentés ici, il convient mieux de parler de somnambulisme, à l'image de l'œuvre présenté dans l'invitation réalisé par Hélène Milakis avec une esquisse, rapide, au pinceau dont on ne sait si le personnage dort ou s'il est inconscient.
Au côté de Hélène Milakis, et de son univers aux couleurs travaillées on trouve Evelyn Gerbaud, lithographe, graveur et peintre, avec un travail sur le noir et blanc et la lumière, Nadia Micault, images très féminine, avec une étude inspirée des danseuses d'Edgar Degas, Akiko Obayashi, photographies extraitent de la série "Autoportrait" et enfin Damien Gayet, photographie, sorte de carnet de notes sur ses impressions dans ses voyages lointains.


Christian Pousset & Partners 11, rue des Halles 75001 Paris - Tél. 01 42 67 71 03